Les problèmes de la Peugeot 5008 : ce qu’il faut savoir avant d’acheter

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Dernière mise à jour le 22 juin 2026 par Maxime de Printel

Les problèmes de la Peugeot 5008 : ce qu’il faut savoir avant d’acheter

Si vous connaissez déjà les problèmes moteur Peugeot 2008, vous ne serez pas surpris : le 5008 partage la même plateforme EMP2 et les mêmes motorisations, avec des défauts récurrents très similaires. SUV familial 7 places lancé en 2017, le 5008 deuxième génération s’est imposé comme l’un des best-sellers du segment en France. Mais derrière le confort et le design soigné se cachent plusieurs points de vigilance que tout acheteur doit connaître avant de signer.


Moteur : les défauts les plus documentés

C’est le chapitre le plus important. La gamme moteur du 5008 recoupe exactement celle du 3008 et du 2008, ce qui signifie que les défauts identifiés sur ces modèles se retrouvent à l’identique.

PureTech 1.2 turbo (110 et 130 ch) — C’est la motorisation la plus vendue et la plus problématique. Trois défauts reviennent systématiquement : consommation d’huile excessive dès 60 000 km, usure prématurée de la chaîne de distribution pouvant provoquer un saut de chaîne si elle n’est pas remplacée à temps, et fragilité du joint de culasse sur les premières séries (2017–2019). Peugeot a amélioré ces points sur les productions post-2020, mais les exemplaires d’occasion de première génération restent exposés. À vérifier impérativement : le niveau d’huile entre chaque vidange et l’historique d’entretien.

BlueHDi 1.5 (130 ch) — Plus robuste dans l’ensemble, ce diesel souffre néanmoins de problèmes de filtre à particules (FAP) sur les usages exclusivement urbains. Le FAP se bouche rapidement si le véhicule ne fait jamais de longs trajets permettant une régénération complète. Autre point : la vanne EGR peut s’encrasser et provoquer une perte de puissance progressive. Comptez entre 400 et 800 € pour un nettoyage ou remplacement selon l’état.

BlueHDi 2.0 (150 et 180 ch) — Le plus fiable de la gamme. Ce moteur quatre cylindres a fait ses preuves sur de nombreux modèles du groupe PSA. Les problèmes sont rares à condition que les vidanges soient respectées et que la courroie de distribution soit remplacée aux intervalles préconisés (environ 120 000 km ou 10 ans).

PureTech 1.6 (180 et 225 ch) — Présent sur les versions GT et GT Line haut de gamme, ce moteur est globalement fiable mais sensible à la qualité de l’huile moteur. Une vidange négligée peut provoquer une usure des arbres à cames prématurée, une réparation facturée entre 1 500 et 2 500 € en atelier.


Boîte de vitesses : EAT8 sous surveillance

La boîte automatique EAT8 à 8 rapports équipe la majorité des 5008 vendus depuis 2018. Dans l’ensemble elle est agréable à l’usage, mais elle concentre plusieurs remontées négatives notamment sur les premières années de commercialisation.

Les symptômes les plus fréquents : à-coups ou hésitations lors des rétrogradages en conduite urbaine, légère secousse au passage de la 1ère à la 2ème vitesse à froid, et dans de rares cas une entrée en mode dégradé nécessitant un reset électronique. Une mise à jour du calculateur de boîte règle souvent ces comportements sans remplacement mécanique. Si vous achetez un 5008 avec EAT8, vérifiez que la mise à jour logicielle a bien été effectuée chez un concessionnaire Peugeot.

Sur les versions manuelles 6 rapports (de plus en plus rares), l’embrayage tient bien jusqu’à 100 000 km en usage mixte, mais peut s’user dès 70 000 km en conduite urbaine intensive. Le kit embrayage complet représente environ 600 à 900 € pièces et main d’œuvre.


Électronique et i-Cockpit : bugs connus

Le poste de conduite i-Cockpit avec combiné d’instruments tête haute et écran tactile central est l’un des arguments marketing du 5008. En pratique, il génère plusieurs irritants documentés.

Le système multimédia SMEG+ ou NAC peut planter aléatoirement et nécessiter un redémarrage à froid. L’écran tactile peut perdre en réactivité avec les années, notamment par températures négatives. Les mises à jour cartographiques sont payantes au-delà de la période de gratuité constructeur, ce qui peut devenir contraignant.

Les aides à la conduite (ADAS) — freinage d’urgence automatique, détection de lane, régulateur adaptatif — fonctionnent globalement bien mais les capteurs radar et caméra sont sensibles à la saleté et aux conditions hivernales. Des alertes intempestives peuvent se déclencher sans raison apparente, souvent résolues par un simple nettoyage des capteurs.

La caméra de recul et les capteurs de stationnement tombent en panne plus fréquemment que la moyenne sur les modèles produits entre 2017 et 2019. Comptez 150 à 350 € pour un remplacement de caméra selon le point de réparation.


Suspension, direction et châssis

Le 5008 repose sur la plateforme EMP2 commune avec le 3008 et la 508. La suspension est bien calibrée pour l’usage familial, mais plusieurs propriétaires signalent des bruits de trains roulants apparus relativement tôt, entre 60 000 et 90 000 km.

Les points d’usure les plus fréquents : silent-blocs de triangles avant, rotules de direction, et roulements de roues. Ces pièces sont peu coûteuses individuellement (30 à 80 € la pièce) mais la main d’œuvre peut faire grimper la facture. Un bruit de « clic » en virage lent est souvent signe d’un cardan à surveiller.

La direction assistée électrique est fiable dans l’ensemble. Un jeu au volant anormal ou une assistance qui disparaît momentanément peut indiquer un problème de capteur d’angle ou de colonne de direction — dans ce cas une lecture des codes défaut s’impose avant tout remplacement.


Climatisation et circuit thermique

La climatisation est un point souvent négligé à l’achat mais qui revient régulièrement en atelier. Le compresseur de clim peut tomber en panne entre 80 000 et 120 000 km, surtout si le véhicule n’a pas été utilisé pendant de longues périodes. Une recharge de gaz réfrigérant (R1234yf sur les modèles récents) coûte entre 80 et 150 € selon l’atelier. Le remplacement du compresseur complet est facturé entre 800 et 1 400 €.

Sur les motorisations hybrides (si applicable), le circuit de refroidissement est plus complexe et demande un entretien spécifique que tous les garages ne maîtrisent pas également.


Entretien : les intervalles à respecter absolument

Un 5008 bien entretenu peut dépasser 250 000 km sans problème majeur. Les négligences d’entretien sont responsables de la majorité des pannes coûteuses constatées en atelier. Voici les points non négociables :

  • Vidange moteur : tous les 10 000 km ou 1 an, huile 0W30 ou 5W30 selon motorisation — ne pas attendre l’intervalle long constructeur (20 000 km) sur le PureTech 1.2
  • Chaîne de distribution PureTech 1.2 : remplacement préventif entre 80 000 et 100 000 km, ne pas attendre les symptômes
  • Courroie de distribution BlueHDi 2.0 : 120 000 km ou 10 ans
  • Filtre à particules : régénération naturelle par trajets autoroutiers réguliers, nettoyage chimique si bouchage confirmé
  • Liquide de refroidissement : contrôle tous les 2 ans, remplacement tous les 4 ans
  • Freins : disques et plaquettes avant entre 60 000 et 80 000 km selon usage

Combien coûtent les réparations les plus fréquentes ?

PanneCoût estimé (pièces + MO)
Chaîne de distribution PureTech 1.2800 – 1 400 €
Joint de culasse PureTech 1.21 200 – 2 000 €
Nettoyage/remplacement FAP400 – 900 €
Nettoyage vanne EGR200 – 500 €
Kit embrayage (boîte manuelle)600 – 900 €
Compresseur climatisation800 – 1 400 €
Silent-blocs triangles avant300 – 500 €
Roulement de roue150 – 300 €
Caméra de recul150 – 350 €

Le 5008 est-il fiable à l’achat d’occasion ?

Oui, à condition de choisir la bonne motorisation et un exemplaire avec un historique d’entretien complet. Le BlueHDi 2.0 reste le choix le plus sûr en diesel. En essence, le PureTech 1.2 post-2020 est acceptable si le niveau d’huile a été surveillé et la chaîne remplacée. Évitez les 5008 PureTech 1.2 de 2017–2019 sans factures d’entretien, le risque est trop élevé.

Avant tout achat, une lecture des codes défaut et un contrôle en atelier indépendant restent la meilleure assurance contre les mauvaises surprises.

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