Dernière mise à jour le 13 juin 2025 par Maxime de Printel
Alors que 2035 devait marquer la fin définitive des voitures thermiques neuves en France, le gouvernement rebat les cartes. Entre pressions industrielles, enjeux climatiques et revirements politiques, une question brûlante émerge : pourrons-nous encore rouler en essence ou diesel dans dix ans ? Décryptage d’un débat stratégique, porté par le ministre Marc Ferracci.
🔍 Un assouplissement des règles sur les voitures thermiques : que se passe-t-il ?
La France s’interroge : faut-il réellement interdire toutes les voitures thermiques neuves à partir de 2035 ? Ce sujet brûlant revient sur le devant de la scène politique, porté par Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie. Devant l’Assemblée nationale, il a annoncé être ouvert à un assouplissement des règles européennes tout en maintenant la direction vers un objectif zéro émission.
Une déclaration qui divise autant qu’elle intrigue. Faut-il voir dans ce débat une marche arrière écologique ou un réalisme économique ?
🧭 Pourquoi 2035 est une date clé pour l’automobile en Europe ?
L’Union européenne a acté en 2022 la fin de la vente des voitures neuves émettant du CO₂ à partir de 2035. Cela signifie, concrètement, la fin des moteurs essence, diesel et hybrides rechargeables — sauf exceptions.
Cette décision vise à :
- Réduire drastiquement les émissions du secteur des transports (25 % des émissions européennes),
- Pousser les constructeurs vers la production 100 % électrique,
- Et aligner l’Europe avec ses engagements climatiques.

🗣️ Ce que propose Marc Ferracci : un assouplissement « raisonné »
Le 11 juin 2025, Marc Ferracci a annoncé au Parlement qu’il n’était « pas fermé à des ajustements » de la politique actuelle. Il a évoqué plusieurs scénarios, tout en réaffirmant la nécessité de rester aligné avec la trajectoire environnementale fixée par l’UE.
Les pistes évoquées :
- Maintenir les hybrides rechargeables dans le marché après 2035 s’ils sont faiblement émetteurs.
- Inclure les véhicules roulant aux biocarburants, qui émettent moins de CO₂.
- Prévoir des mécanismes de transition progressifs, par exemple via des quotas ou une échéance différée selon les segments de véhicules.
📊 Pourquoi ce débat émerge-t-il maintenant ?
💼 Pressions industrielles croissantes
Les constructeurs automobiles français — Renault, Stellantis (Peugeot, Citroën) — s’inquiètent d’une transition trop brutale :
- Faible rentabilité des modèles électriques grand public.
- Infrastructure de recharge encore trop lente à se généraliser.
- Concurrence féroce des modèles chinois à bas coût.
🇩🇪 L’Allemagne et l’Italie poussent aussi
L’Allemagne plaide pour que les carburants de synthèse soient pris en compte. L’Italie, elle, demande à ce que les biocarburants restent autorisés dans certaines conditions.
🚨 Les ONG environnementales tirent la sonnette d’alarme
L’ONG Transport & Environment dénonce une potentielle « faille climatique » : un assouplissement des règles pourrait générer jusqu’à 1,4 milliard de tonnes de CO₂ supplémentaires d’ici 2050.
Selon ses projections :
- La part des voitures zéro émission en 2035 tomberait à 44 %, contre 100 % dans le scénario actuel.
- Les constructeurs pourraient retarder leurs investissements dans les modèles électriques.
📅 Les prochaines étapes à suivre
- 2025 : début des discussions interparlementaires en France et au niveau européen.
- 2026 : clause de révision du règlement européen sur les véhicules neufs (prévue dès l’origine).
- Fin 2025 : prise de position officielle de la France, qui influencera directement les négociations de Bruxelles.
✅ Ce que cela signifie pour vous, automobilistes
- Les voitures thermiques d’occasion resteront autorisées à la revente et à la circulation après 2035.
- Ce débat ne remet pas en cause l’interdiction à 2035 des véhicules neufs thermiques, mais il pourrait en modifier les contours : certains modèles hybrides ou à carburants alternatifs pourraient rester sur le marché.
- Pour les consommateurs, la visibilité reste floue, d’où l’importance d’un encadrement rapide et clair de la part du gouvernement.
🧠 En résumé
Le gouvernement français, sous l’impulsion de Marc Ferracci, ouvre la porte à un assouplissement ciblé de l’interdiction des voitures thermiques d’ici 2035, sous pression de l’industrie et dans le sillage d’autres pays européens. Mais cette souplesse pourrait coûter cher en carbone, alertent les ONG.
Le débat ne fait que commencer, et les décisions prises dans les prochains mois seront cruciales pour l’industrie automobile, l’environnement… et votre prochain véhicule.

Je m’appelle Maxime, passionné par tout ce qui roule, surtout quand ça rime avec vintage et pédagogie. Chez Printel, j’adore transmettre mon savoir-faire en conduite avec une bonne dose de fun et de simplicité !



